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Les tenues de travail du skipper

La vie à bord

Plus que n’importe qui, les marins en mer sont exposés à des conditions extérieures difficiles : du vent et de l’humidité en permanence et selon les saisons et les mers où​ ils naviguent s’y ajoute le froid.​

L’essentiel des manœuvres se passe à l’extérieur et​ les vitesses élevées des bateaux de course augmentent la force d’impact de l’eau de mer sur les vêtements. Le choix de l’équipement vestimentaire doit donc faire l’objet de toute​s​ les attentions.
Voici de quoi se compose la garde-robe du skipper.

La tenue de base

Elle se compose d’un système de 3 couches qui remplissent chacune un rôle bien particulier. Selon les conditions climatiques, il est nécessaire de renforcer une des couches, ou bien de s’en séparer.

Couche 1 : Régulation corporelle

​Cette première joue un rôle essentiel dans
le confort du marin.

Au contact immédiat de la peau, elle doit
en éviter l’irritation, et permettre à la transpiration de ne pas se transformer
en humidité lors des efforts.

Pour cette raison, certaines matières comme le coton sont à exclure au profit de matières plus techniques.

Couche 2 : Apport de chaleur

Elle est composée de vêtements
en fibres polaire.

L’objectif de cette couche est de retenir la chaleur corporelle en emprisonnant l’air autour du corps.

Elle doit également pouvoir facilement évacuer l’humidité.
Le skipper peut jouer sur l’épaisseur de cette couche en fonction de la température rencontrée.

Couche 3 : Protection extérieure

C’est le bouclier contre les éléments extérieurs : le vent et l’eau.

Son imperméabilité doit être irréprochable sous peine d’annuler le bénéfice des autres couches​, tout en laissant le corps respirer pour éviter la condensation​.

Elle est conçue de manière à préserver la liberté de mouvement du skipper pendant ses manœuvres.

Elle se compose d’une salopette et selon les conditions d’un simple softshell, d’une vareuse ou de la veste de quart.

Les tenues spéciales

Sous les tropiques

Certaines régions du globe, notamment les tropiques, présentent des conditions
de navigation très clémentes.

Cette fois, il s’agit de se préserver du soleil et de la chaleur

Sam dispose donc dans
sa garde robe d’une tenue spécialement adaptée.

          En toute sécurité

Sur un bateau de course, lors de manœuvres sur les océans déchainés, les faux pas peuvent avoir des conséquences dramatiques. Surtout lors des courses en solitaire ou le skipper ne peut compter que sur lui-même..

Pas question de risquer de passer par-dessus bord. Aussi lors des manœuvres, Sam dispose d’un harnais de sécurité raccordé à une ligne de vie qui parcourt le bateau.

           Situation extrême

Voici une combinaison que     Sam espère ne jamais avoir à utiliser réellement : la combinaison de survie.
En néoprène, totalement étanche de la tête aux pieds, elle permet au skipper de rester plusieurs heures dans l’eau ​sans tomber en hypothermie et en flottant ​en attendant des secours en cas d’incident grave.Les skippers doivent obligatoirement en avoir une dans leur garde-robe.

Les conditions en mer

Peu importe le temps qu’il fait, lorsqu’une manœuvre de changement de bord est nécessaire, le skipper ne peut s’y soustraire. Pour changer une voile, il est par exemple nécessaire de s’aventurer sur le pont avant du bateau lequel est exposé aux embruns et au déferlement des vagues lorsque la mer est agitée. L’humidité est l’ennemi numéro 1 et il est essentiel que la tenue du skipper lui permette de rester au sec. Car avec l’humidité, c’est le froid qui arrive.

Lors des départs des grandes courses qui se produisent en hiver chez nous, les températures sont d’une dizaine de degrés. Dans les mers du sud empruntées lors du Vendée Globe, elles descendent proche de 0° la nuit. L’action du vent intensifie la morsure du froid. Par exemple, avec une température réelle de 15° et vent apparent de 50km/h (conditions souvent rencontrées) la température ressentie sur la peau est de 5°.​

Pour économiser du poids et gagner en performance, le bateau Initiatives-Coeur n’est pas équipé de chauffage. Il est donc très difficile de faire sécher les vêtements, surtout lorsqu’il passera un mois dans les mers glaciales du Sud. Il est donc très important de conserver des premières et deuxièmes couches sèches grâce à l’efficacité de la première couche.

faire secher son linge sur un bateau
A bord d’un bateau de course les occasions de faire sécher son linge sont rares et les équipements peu appropriés.

Inversement, lorsqu’on navigue entre l’équateur et le tropique sud (tropique du Capricorne), c’est la chaleur qui devient l’ennemi. La température dépasse 30° (20 à 25 la nuit) et le skipper se trouve exposé au soleil … à moins de rejoindre l’intérieur de la cabine ou le manque de ventilation (pas de climatiseur sur un bateau de course !) peut faire monter la température à 40°.

Ça mouille à bord d’Initiatives-Coeur !