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L’alimentation en course

Collège, Lycée, Cycle 3 (cm1, cm2, 6e), Non classé

Pour partir sur une course au large, il faut prévoir la nourriture nécessaire pour le nombre de jours de course envisagé. Par exemple, pendant le Vendée Globe, Sam Davies prévoit de passer 74 jours en mer pour effectuer les 44 448km du célèbre tour du monde en passant par les 3 caps (Leeuwin , Horn, Bonne Espérance).

Il faut prévoir suffisamment de nourriture en prenant un peu de marge (si toutefois elle prend du retard sur son objectif) mais il faut faire très attention au poids embarqué, ennemi juré de la performance. L’avitaillement représente 120 à 180 kilos (produits d’hygiène compris).

C’est pour limiter au maximum le poids de la nourriture que les skippers choisissent de prendre des plats lyophilisés. Peu encombrants, nourrissants et très légers…, il suffit d’un peu d’eau douce pour les préparer (elle est fournie par le dessalinisateur du bord). Le skipper la fait chauffer sur son réchaud (comme au camping) puis la mélange au sachet.

INITIATIVES COEUR, Samantha Davies, ,Repas,

La personne chargée de l’avitaillement dans l’équipe calcule la nourriture à emporter au plus proche des besoins physiques du marin et choisit avec lui les aliments qu’il a envie de manger.

En mer, les marins doivent manger davantage pour compenser leur consommation énergétique. On estime que la dépense énergétique quotidienne nécessaire à un marin solitaire du Vendée Globe est comprise entre 3 500 et 5000 kilocalories alors qu’un adulte à terre n’en « brûle » que 2800 en moyenne. Pour éviter une perte de poids importante il faut veiller à la qualité nutritionnelle des plats emportés. Sam fait 3 repas par jour comme à terre + des petites collations. «Ce n’est pas possible, comme à terre, de sauter un repas si tu n’as pas envie de manger, car c’est une mise en danger». Par contre, les heures de repas ne sont pas fixes, car c’est l’activité du bateau qui dicte les horaires pendant une course.

Il faut aussi tenir compte du fait qu’on n’a pas les mêmes besoins ni les mêmes envies sous les chaleurs des tropiques ou dans les immensités glaciales autour de l’Antarctique.
Dans les zones les plus froides de la planète, un skipper a besoin de deux fois plus d’apport calorique qu’un terrien. On prévoit des plats moins lourds à manger quand il fait chaud, plus salés, car on transpire et perd du sel. Et des plats un peu plus consistants quand il fait froid.

Il est aussi important de préserver le plaisir de manger car l’alimentation joue aussi sur le moral et donc la performance du skipper.
Sam ne part jamais sans quelques gourmandises : ses chocolats, bonbons, pâtes de fruits, et noisettes, toutes ces petites douceurs faciles à grignoter.

=> télécharger le Fichier des menus Vendée Globe 2020 => Détails plats Sam 2020

A l’intérieur du bateau, les repas sont rangés dans des sacs zippés qui correspondent aux repas de la semaine. Ainsi Sam peut choisir ce qu’elle va manger à chaque repas selon son envie du moment.
Ces sacs sont rangés dans des caisses qu’il faut déplacer à droite ou à gauche dans la cabine suivant l’allure pour équilibrer le bateau, exactement comme on le fait pour les voiles.

Qu’est-ce qu’un plat lyophilisé ?


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