Vous êtes ici : Accueil > Ressources pédagogiques et éducatives > Autour de la Voile > La vie à bord >

Les voiles d’un bateau de course au large

Les bateaux de course au large ne peuvent compter que sur leurs voiles pour se propulser. Comme le vent n’est pas un élément que l’on peut contrôler, les bateaux disposent d’un jeu de plusieurs voiles pour s’adapter à la force et à la direction du vent.

Le choix de la bonne combinaison de voile est crucial pour espérer remporter une course; aussi les skippers doivent régulièrement réaliser des manœuvres de changement de voile même au milieu des océans déchainés.

Les voiles d'un bateau de course au large

La plupart du temps le bateau utilise une combinaison de 2 voiles : la grand voile qui est toujours à poste et une voile d’avant qui est choisie en fonction de la direction et de la force du vent.
Initiatives-Cœur possède 7 voiles d’avant en plus de la grand voile.

Le poids d’une voile varie en fonction de sa surface et de son épaisseur.
La grand voile qui doit être très solide, pèse 120 kg.
Le spi, bien qu’étant la plus grande voile, doit être plus léger pour être efficace. Il est fabriqué dans une toile plus fin et pèse 40 kg.

Le skipper doit veiller à ne pas sur-toiler le bateau, c’est à dire mettre trop de voile par vent fort. Le bateau gîterait alors de manière excessive et ne pourrait pas accélérer. Les risques de casse matériel seraient aussi importants, voire de démâtage. Lors d’une fausse manœuvre, il peut également arriver qu’une voile se déchire.

Les voiles d'un bateau de course au large

Choisir la bonne voile en fonction du vent

choisir la bonne voile en fonction du ventLa grand voile est plus ou moins déployée selon la force du vent.
Par vent fort, le skipper abaisse partiellement la grand voile (on dit qu’il prend un ou plusieurs ris, de 1 à 4 maximum).

La voile d’avant doit être choisie en fonction de la force et de la direction du vent.

Le diagramme suivant indique dans quel cas une voile est utilisée (chaque voile est repérée par sa couleur selon le tableau ci-dessus). Par exemple, par vent faible à modéré, le skipper va utiliser le Code 0 sauf si le vent modéré vient plutôt de l’arrière du bateau, alors c’est le Spi qui sera choisi.

Le spi et les gennakers sont des voiles dites « de portant ». Elles sont utilisées quand le vent vient plutôt du côté arrière du bateau.

Lorsque le vent vient trop de face (de 0 à 45° par rapport à l’avant du bateau) le bateau ne peux plus avancer (zone blanche sur le diagramme).

Les skippers ne naviguent pas non plus avec le vent venant complètement de l’arrière : le bateau n’avance pas suffisamment vite et est plus difficile à contrôler. Il faut donc toujours naviguer avec un angle permettant un écoulement du vent sur les voiles, comme sur une aile d’avion.

La fabrication des voiles

Les voiles des bateaux de course sont des équipements de haute technicité. Pour permettre au bateau de conserver toutes ses performances elles doivent être refaites régulièrement car elles sont soumises à de très fortes contraintes et leur forme et leur solidité s’altèrent.
Pour les bateaux de course de haut niveau, les formes des voiles sont établies spécifiquement pour chaque bateau par des bureaux d’études qui gardent leurs recettes confidentielles

Quand les skippers parlent des voiles

Vous avez demandé à un skipper de vous expliquer la manipulation des voiles et vous n’avez rien compris !? C’est normal. Comme tous les sujets liés à la navigation à voile, les skippers ont leur vocabulaire bien à eux. Voici un petit guide de survie.

les différentes parties d'un bateau à voile

Pour utiliser une voile il faut commencer par la hisser, c’est à dire la monter au mât. Inversement, lorsqu’on ne veut plus l’utiliser il faut l’affaler.

On ne dit pas attacher mais frapper une voile. En haut du mât, les voiles sont donc frappées à une drisse, c’est a dire un cordage qui va permettre de les hisser.
A l’avant du bateau, la voile est frappée à l’amure.

Il reste un coin de la voile, le point d’écoute duquel part une corde … heu pardon, un bout (il faut prononcer le T) qui se nomme plus spécifiquement une écoute. Le skipper va agir sur l’écoute pour tendre ou relâcher la voile. En tirant sur l’écoute on borde la voile : on la tend. Inversement en relâchant l’écoute on choque la voile.

 

Samantha Davies défie les océans pour sauver des enfants