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L’avitaillement

Autour de la Voile, La vie à bord

L’avitaillement, c’est tout ce que le navigateur embarque sur son bateau. De la nourriture au matériel de réparation et de survie.

Télécharger l’image :  Avitaillement du Vendée Globe (PDF) ; Avitaillement du Vendée Globe (PAGE)

Quel type de nourriture Sam emporte-t-elle ?

Le choix de son avitaillement reflète les trois années de préparation de Sam pour ce Vendée GLOBE et son expérience en matière de course au large. Elle sait très bien ce qu’elle veut embarquer…ou non. Pour cela elle a testé des dizaines de plats lyophilisés au cours de ses navigations. Cela lui permet aujourd’hui de partir avec une « short » liste qui comble tout à fait ses attentes. Avec le temps, ses goûts ont changé, et certains plats adorés hier sont bannis de l’avitaillement aujourd’hui. Globalement les plats végétariens ont la côte. Mais Sam n’hésite pas à varier sa liste de menus. Ainsi lors de la dernière course, SAM a complètement flashé sur un plat à base de haricot, qui n’est autre que le traditionnel english breakfast et ses « baked beans ».

Contrairement à certains concurrents, Sam a fait le choix du « tout lyophilisé » ou presque c’est-à-dire que tous les plats qu’elle embarque peuvent se réhydrater avec de l’eau chaude et se consommer au bout d’un quart d’heure environ. Elle prend aussi un peu de pâtes et de riz qui seront cuisinés de la même façon dans un Thermos. Seule entorse : du thon et des sardines en boîte, et les desserts, en particulier le chocolat, présent à bord sous toutes ses formes !

2 vidéos pour savoir :

 

Pourquoi a-t-elle fait ces choix ?

Il en résulte dans la globalité un avitaillement allégé, car les plats lyophilisés sont 5 à 6 fois plus légers que les plats préparés.Ce n’est pas uniquement par soucis de performance, mais aussi car le poids du matériel embarqué est déplacé par le skipper en fonction des allures. Et Sam préfère se préserver pour tourner son énergie vers la navigation.

Ses plats préférés

Les plats lyophilisés d’aujourd’hui sont bien meilleurs qu’il y a 10 ou 20 ans. Récemment, Sam a découvert une nouvelle marque de plats lyophilisés lancée par deux compatriotes, anciennes navigatrices. Elles lui ont même concocté une formule « Christmas Dinner » à base de dinde et de légumes, qu’elle a prévu d’ouvrir pour Noël et le Jour de l’An.

Autres péchés mignons venus spécialement d’Angleterre : des biscuits au gingembre, et des christmas pudding qui se réchauffent au bain-marie. Et devinez quoi ? Elle en mangera au moins deux par semaine pendant tout le tour du monde, un vrai coup de cœur !

Enfin, Sam ne serait pas Sam sans une bonne « cup of tea » (anglais bien sûr), et je peux vous assurer qu’elle a aussi prévu le nuage de lait.

Sur la photo de l’avitaillement, on distingue un sac et un bidon de survie. Que contiennent-ils ?

Le bidon (ou sac) de survie : à bord d’Initiatives Cœur, Sam a choisi un sac avec des bretelles pour l’avoir sur le dos en cas d’évacuation. Il contient entre autres : des rations de survie, des fusées et fumigènes, un transpondeur SART (pour être repéré plus facilement par les avions) une pharmacie d’urgence, une radio VHF étanche avec batterie très longue durée ainsi qu’une de rechange, le téléphone satellite de secours, un couteau, une lampe étanche, des sachets de fluorescine, une lampe individuelle stroboscopique étanche,

ll est plombé en position, Sam n’a pas le droit d’y toucher. En revanche il n’est pas plombé en fermeture, Sam peut ajouter des équipements de sécurité si elle le souhaite.

Le sac de survie (« grab-bag ») près du radeau de survie extérieur : il complète l’armement du radeau qui serait un peu juste en cas d’avarie dans les coins les plus éloignés de la terre. Il contient de l’eau en sachet, des rations de survie, et des fumigènes complémentaires à ceux du radeau. Il est plombé, c’est-à-dire que le skipper n’a pas le droit de le déplacer ailleurs.

Pourquoi emporte-elle des palmes ?

L’équipement de sécurité obligatoire comprend une combinaison de plongée, qui doit couvrir entièrement le corps ; il faut donc ajouter à la combinaison la cagoule et les gants. Et bien sûr le masque et les palmes. Pourquoi ? Sam doit pouvoir effectuer des petits travaux sous-marins si besoin : vérification de la carène ou de la quille, retirer un objet coincé dans les safrans par exemple.

Pour respirer sous l’eau Sam emporte également une mini bouteille de plongée avec détendeur intégré qui permet de tenir 15 min à faible profondeur.


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